
Les mystérieux chevaux de Gondole
Huit hommes (dont un adolescent), et leurs huit chevaux, soigneusement inhumés côte à côte dans une fosse rectangulaire, tous reposant sur leur côté droit, tête au sud et regard à lest. Aucune arme, aucun reste de harnachement, aucun objet durable napporte le moindre indice. Aucune lésion détectable ne donne non plus la cause des décès. La découverte a été faite fin 2001 par lInrap, au lieu-dit Gondole, en terre arverne (Puy-de-Dôme) lors des travaux de la voie de contournement de Clermont-Ferrand. La datation au carbone 14 fixe la fourchette de 160 av. J.-C. à 120 apr. J.-C. Les historiens spécialistes de la période sont plongés dans la perplexité, se demandent sil pourrait sagir de victimes de la bataille de Gergovie, sinterrogent sur la variété des rites dinhumation dans les différentes tribus celtes. Seule certitude: les squelettes équins sont bien ceux de petits chevaux gaulois (1,20 mètre au garrot en moyenne), ce qui ridiculise certaines statues équestres de Vercingétorix, couramment représenté au xixe siècle sur un énorme destrier.
Une pratique funéraire inconnue ?
La présence de chevaux dans une sépulture gauloise est un fait exceptionnel. La cause du décès des hommes et de leurs chevaux reste aujourdhui totalement inexpliquée : aucune trace évidente de traumatisme ayant pu entraîner la mort na été observée sur les squelettes. Ces inhumations pourraient-elles être liées à quelque bataille ?
La découverte de charretées dossements humains et de chevaux extraites aux environs immédiats durant le XIXe siècle laisse supposer un événement hors du commun.
Si les affrontements engagés entre armées gauloises et césarienne viennent immédiatement à lesprit, aucun élément, tant archéologique que chronologique ne permet de confirmer cette hypothèse. Bien dautres conflits, notamment entre cités gauloises, sont à tout jamais oubliées de lHistoire.